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[Interview] Eiffage fait confiance à Bâches de France pour ses solutions anti-bruit

Pour respecter le cahier des charges acoustique du Grand Paris, Eiffage Génie Civil a opté pour une nouvelle solution anti-bruit conçue par Bâches de France sur le chantier de la ligne 16 du métro. Ingénieur Assurance qualité système, Alejandro Villarreal a suivi la certification assurée par le CSTB, puis la mise en place des bâches acoustiques, privilégiées au mur-anti bruit traditionnel. Pourquoi ? Quels enseignements tire-t-il de cette expérience ? Il revient pour nous sur les étapes qui ont jalonné ce projet.

Portrait d’Alejandro Villarreal

Ingénieur en Génie Civil de formation, Alejandro Villarreal travaille en France depuis 12 ans. Son domaine d’expertise : l’assurance qualité des projets de construction des métros, tramway et lignes à grande vitesse (LGV), aussi bien du côté génie civil que ferroviaire.

Il est actuellement en charge de l’assurance qualité système de la Direction projet pour Eiffage Génie Civil, sur les travaux de la ligne 16 du métro parisien. C’est dans le cadre de ce chantier commandité par le Grand Paris qu’il a été missionné. Sa mission : assurer la fourniture d’un produit satisfaisant les exigences contractuelles d’Eiffage quant à l’affaiblissement et l’absorption acoustiques du chantier.

 

Comment êtes-vous entré en contact avec Bâches de France ?

Eiffage Génie Civil avait déjà fait appel à Bâches de France dans le cadre du chantier de construction du prolongement de la ligne 14 du métro. Bâches de France avait été alors missionné pour l’installation de bâches acoustiques suspendues à des butons métalliques provisoires, à l’intérieur de la station Pont Cardinet . Ce travail avait été réalisé par une équipe de cordistes sous la supervision de Bâches de France.

 

Quels étaient les enjeux acoustiques du projet de la ligne 16 ?

Plusieurs emprises de notre chantier sont proches de zones résidentielles. Notre marché donne le détail des emprises dans lesquelles Eiffage doit installer des protections acoustiques. Il précise également les performances requises quant aux produits à installer, notamment en termes d’affaiblissement et d’absorption acoustique. L’enjeu, pour nous, est clair : il faut fournir les protections acoustiques nécessaires et suffisantes pour garder de bonnes relations avec les résidents proches de ces emprises.

 

Quelles ont été les étapes de la phase d’étude du projet ?

Nous avons d’abord dû recenser les exigences contractuelles de notre client, la Société du Grand Paris SGP, concernant les protections acoustiques des différentes emprises sensibles de notre chantier. Ensuite, afin d’établir l’état des lieux de départ, Bâches de France a pris contact avec le laboratoire acoustique du CSTB, certifié COFRAC, pour la réalisation des mesures de performance acoustique de leurs solutions acoustiques.

Une fois ces valeurs connues, Bâches de France et leur acousticien ont pu commencer à échanger avec les spécialistes du laboratoire acoustique du CSTB. L’objectif était de développer des produits acoustiques alternatifs. Ceux-ci ont été à leur tour testés au laboratoire du CSTB, jusqu’au développement de la solution optimale en termes de coût et performances pour notre besoin spécifique.

 

Quelle solution a finalement été retenue ?

Pour le chantier de la ligne 16 du métro parisien, la solution adoptée est la bâche BDF110AC50L. Celle-ci est complétée avec une mousse de 50 mm appliquée contre la tôle de la palissade standard, pour s’adapter au mieux à nos exigences contractuelles (affaiblissement et absorption). Cette solution a également été optimisée par Bâches de France en termes des coûts de production et de pose.

 


Comment fonctionne une solution anti-bruit ?


 

Comment s’est passée la mise en place des bâches acoustiques ?

Assez bien ! La taille des éléments et la méthode de pose conçue par Bâches de France facilitent l’installation et permettent de ne mobiliser qu’un nombre réduit de techniciens. Au total, deux ou trois personnes sont suffisantes.

« La méthode de pose conçue par Bâches de France facilite l’installation »

 

Quels sont les premiers résultats que vous tirez de cette solution ?

Les résultats sont tout à fait satisfaisants. Notre client, le Grand Paris, a accepté les nouveaux produits proposés car ils respectent les exigences du marché. L’installation s’est quant à elle déroulée sans inconvénient : nous avons pu améliorer les protections acoustiques de nos emprises de façon à diminuer l’impact sonore de nos activités.

 

Quels sont les avantages des bâches acoustiques par rapport à un mur anti-bruit classique ?

Les principaux avantages de cette solution acoustique sont l’installation avec des moyens de manutention légers, mais également les possibilités de réutilisation des bâches, l’installation modulable sur des palissades de chantier standards, la possibilité d’équiper des clôtures mobiles telles que des portails, et, évidemment le prix.

 

Que retenez-vous de la collaboration avec Bâches de France sur ce projet ?

Rapidement, nous avons pu établir un partenariat solide avec Bâches de France pour diverses raisons. D’abord, nous avons trouvé dans cette collaboration un véritable intérêt économique, puisque nous cherchions une solution moins coûteuse, mais tout aussi performante qu’un mur acoustique traditionnel.

Ensuite, nous souhaitions contribuer au développement des PME implantées dans les communes impactées par notre projet. Cela tombait bien : Bâches de France siège à Saint-Denis, à quelques minutes à pied de la future station Saint-Denis Pleyel et des bureaux de notre Direction, ce qui constitue un bon exemple de la volonté d’engagement local du Groupe Eiffage.

 

 

Les mesures ont été faites par rapport aux Normes suivantes :
Indice d’affaiblissement acoustique, selon les normes NF EN ISO 10140-1 (2013), NF EN ISO 10140-2 (2013), NF EN ISO 10140-4 (2013), NF EN ISO 10140-5 (2013) et NF EN ISO 12999-1 (2014) complétées par les normes NF EN 1793-2 (2013), NF EN 1793-3 (1997) et amendements associés pour l’expression de l’indice unique d’évaluation DLR, et NF EN ISO 717/1 (2013) et amendements associés pour l’expression de l’indice d’affaiblissement acoustique R. Coefficient d’absorption Alpha_s, la norme NF EN ISO 354 (2004) complétées par la norme NF EN ISO 11654 (1997) pour l’expression de la valeur Alpha_w